Ce billet est un droit de réponse aux articles diffusés par F8BXI, sur son blog http://radiobxi.org les 21 et 31 janvier 2016. Nous demandons à Mr Serrano de bien vouloir faire un lien de ses articles vers le notre pour compléter son étude.

1 – Concernant l’article “De l’anonymat associatif à la décision d’adhérer” du 21/01/16 lisible ici : http://radiobxi.org/blog/?p=2244 :

Le nom et l’adresse ne figurent pas dans l’annuaire de l’ANFR. Pas plus que dans la nomenclature du REF. Internet et ses moteurs de recherche étant très puissants, vous finirez par trouver l’indicatif du président de cette association… et par découvrir qu’il est en liste Orange, ce qui explique qu’on ne peut pas le trouver par d’autres critères que son indicatif dans les annuaires radioamateurs. De la même manière que les responsables de relais ou de radio-clubs qui sont aussi en liste Orange, il me semble qu’il y a là une démarche contradictoire avec le terme « association ».

f8bxiNous vous rappelons que toute association est libre de choisir comme représentant légal, toute personne qui jouit pleinement de ses droits civils. Toute personne physique à le droit de faire opposition à l’utilisation de ses données personnelles. Il n’y a donc ici aucune contradiction avec la bonne gestion d’une association, nonobstant vos erreurs de lectures lorsque vous cherchiez les informations concernées. Si cela vous déplait, c’est aussi votre droit.

2 – Concernant l’article “Anonymat associatif, épilogue” du 31/01/16 lisible ici : http://radiobxi.org/blog/?p=2269#more-2269 :

Pour l’une d’entre elles, quand ont voit qu’elle est le passage obligé pour obtenir de quoi trafiquer sur un réseau numérique DMR pour lequel elle s’arroge le droit — sans aucune concertation — de procéder à une vérification d’identité alors qu’il est impossible de savoir par leur site et l’affichage des informations associatives, qui sont les personnes qui vous demandent votre certificat, on peut encore une fois s’étonner que puisse exister de tels comportements dans un pays démocratique. Si l’on ajoute les différents bannissements et autre blocages sur le web et les réseaux sociaux dès que l’on est un tant soit peu exigeant dans les informations demandées, cela fait beaucoup à ajouter au palmarès.

f8bxiL’association DR@F fait la validation des demandes d’ID-CCS7 et DStar USTrust des radioamateurs en France, pour l’accès à un réseau informatique privé, afin de réaliser l’interconnexion de leur station radioélectrique avec d’autres stations de même nature, au travers d’un réseau ouvert au public (ROP), conformément à l’article L33-2 du CPCE. Notre association partage ce rôle comme d’autres pays dans le monde, depuis le 1er janvier 2015 pour les ID-CCS7 et 2009 pour les enregistrements DStar USTRUST. Lors de cette demande, nous vérifions que le demandeur est bien le radioamateur qu’il prétend à l’aide d’une copie de sa licence CEPT délivrée par l’ANFR, ou la copie du dernier titre de perception de la taxe radioamateur. Chacun est libre de renseigner ou non ses données personnelles dans la base de données hébergée par http://ham-digital.net. Nous respectons aussi toute demande de rectification ou d’opposition aux données personnelles, conformément aux décisions de la CNIL.

Le DR@F ne délivre pas d’ID-CCS7. Nous ne faisons que valider les demandes lorsqu’elles sont conformes. Vous retrouverez tous les détails sur la page d’enregistrement ici : https://draf.asso.fr/dmr/enregistrement-id-ccs7/

Ainsi, Il est possible de ne faire apparaitre publiquement qu’un indicatif et un surnom. C’est le cas si vous recherchez l’indicatif F1SHS (2080004) ici : http://dmr.darc.de/dmr-userreg.php?callsign=f1shs ou ici http://www.dmr-marc.net/cgi-bin/trbo-database/datadump.cgi?table=users&format=table&id=2080004. Nous ne faisons donc pas de “vérification d’identité“, mais un contrôle simple que le demandeur est bien un radioamateur pour garantir aux radioamateurs qui acceptent cette règle, que ses correspondants sur le réseau compatible avec ID-CCS7, sont bien de même nature et respectent l’article L33-2 du CPCE. Si le demandeur à fait un faut document ou qu’un radioamateur utilise l’ID-CCS7 d’un autre radioamateur pour usurper son identité, ce n’est pas notre responsabilité, mais celle de la Police et/ou de l’ANFR. Ce contrôle de licence radioamateur n’a donc aucune prétention de sécurité, mais permet répondre à minima à la loi en France.

La création d’un réseau informatique privé, établit par des radioamateurs, sur la base de cette nomenclature ID-CCS7 ou un autre système est libre. Il existe d’ailleurs aujourd’hui plus d’une dizaine de réseaux différents : DMR-MARC, DMR+, BrandMeister, QuantarSiteConnect, IrcDDB, DStar Ustrust, Echolink, WiresX, Hamnet, etc … C’est cette liberté qui vous permet aussi de créer une connexion entre deux ou trois amis, sans avoir recours à la centralisation de vos connexions au travers d’un système ou d’un autre.

Ainsi, l’utilisation basique d’un émetteur-récepteur numérique type “DMR”, n’a pas besoin d’un ID-CCS7 pour fonctionner. Vous pouvez y configurer le numéro qu’il vous plaira, avec la nomenclature que vous aurez choisi, et le réseau qui vous convient, ou aucun si ça vous chante 😉

En outre, notre association est présente dans la communauté “digitale” mondiale depuis 2009. Nous partageons avec de nombreux autres groupes radioamateurs et dans le monde les premiers essais, les premiers réseaux, les premières propositions d’organisation des services. Nous sommes présent à de nombreuses conventions radioamateurs mondiales et avons pu partager ou prendre des responsabilités bien avant que toutes autre association ou groupe en France n’est pu obtenir un seul résultat. Il y a bien eu une concertation, mais sans vous.

Oui, nous avons à notre “palmarès” le changement de réglementation pour le numérique et les connexions à Internet. Nous sommes la seule association a s’être battue pour l’accès au numérique depuis 2009, alors que personne n’y croyait. Nous avons essuyé toutes les critiques, toutes les calomnies, toutes les diffamations et les injures. Mais nous avons tenu bon et le résultat est la : Toute la communauté radioamateur en France peut maintenant “jouer” avec le DMR, DStar, Wifi, Tetra, P25, Fusion, Echolink, etc … et vous pouvez même en inventer de nouveaux !

Nous ne sommes donc pas un “passage obligé“, et vous êtes libre de créer vous même un réseau et/ou une base de donnée avec une autre numérotation si cela vous chante. Le DR@F lui avance, et est déjà sur d’autres projets …

Créez, inventez ! C’est votre tour maintenant.

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Radioamateur depuis les années 90, j'ai commencé par faire quelques expérimentations en BLU. J'ai beaucoup appris avec le hack d'équipements de radiotéléphonie pour créer des répéteurs FM. J'ai découvert le numérique avec le P25 en 2002 à Dayton. Avec un groupe d'amis (F4ACD, F1UOT), nous avons créé l'association DR@F en 2009 pour faire évoluer la réglementation. Nous avions alors obtenu satisfaction en 2013, avec un accès pour tous les radioamateurs au numérique et aux connexions Internet.
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